samedi 23 août 2008

Quand il vaut mieux se taire

J'ai un nouveau collègue, un gars de 30 ans aux idées fort arrêtées et qui n'a pas peur de dire tout haut ce qu'il n'a pas encore eu le temps de penser. Bref, un gars qui ne fera jamais de carrière diplomatique.

J'ai un autre collègue, X, qui travaille depuis 15 ans dans l'entreprise, d'origine marocaine, qui parle espagnol sans accent.

Au brunch (en horaire d'été, on a un brunch à 11 heure), je suis allé m'asseoir à côté de X puisque cela faisait bien longtemps que je ne l'avais vu. Les autres m'ont suivi.

Alors évidemment, il a fallu que, au bout de deux minutes de conversation, au milieu d'une table de 8 personnes, mon nouveau collègue, sans connaitre les gens autour de la table, dise: "Moi je n'aime pas les maures, je n'aime pas ces gens là, ce sont des arriérés, ... (deux minutes de discours solitaire).

Et bien croyez-moi, cela a jeté comme un froid sur l'animation de la table, pendant que mon nouveau collègue soliloquait, on se regardait tous un peu gêné en se demandant qui allait enfin le faire taire. A la fin X s'est levé sans rien dire et est parti.

Le plus crétin de la chose est qu'après s'être rendu compte de sa bourde, mon nouveau de collègue s'est fâché sur nous (et sur moi en particulier pour s'être foutu de sa gueule) parce qu'on ne l'a pas prévenu. J'aurais peut-être du: "Attention, n'expose pas d'idée extrémistes, X est arabe".

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