mardi 24 juin 2008

Les médecins sont des petits comiques.

Hier, à mon retour de ce long weekend fatiguant en ma verte province, a surgi, comme tous les 5/6 mois, une sourde douleur dans le bas de mon dos. Étant habitué, je n’y prêtais guère attention et m’en fut au lit pour profiter de mes retrouvailles avec ma belle, ce qui n’a sans doute pas arrangé le problème.

Ce matin, la sourde douleur s’était muée en bon vieux lumbago bien de chez nous, ce qui m’empêchait non seulement de me gratter les fesses, mais en plus m’interdisait d’enfiler un pantalon (et il est clair que je ne vais pas me balader partout à poil, je ne suis pas Xa moi).

Je restais donc dans mon lit en attente de jours meilleurs et téléphonais au médecin d’urgence de ma très chère assurance privée en lui contant mon problème. Celui-ci me dit donc qu’il arrivait (ce qui en espagnol signifie « attends-moi une bonne heure »). J’évitais d’aller pisser, malgré l’envie, vu le temps qu’il me fallait pour faire ce genre d’activité et le fait qu’il pouvait arriver à tout moment.

Au bout d’une heure et des poussières, on sonna à la porte du bâtiment. Soulagé par la venue attendue de mon sauveur, j’utilisai ma technique éprouvée de sortie de lit (vous rampez en marche arrière jusqu’à ce que vos genoux atteigne le sol, vous vous appuyez alors sur le lit avec vos bras pour soutenir votre pauvre colonne et vous vous redressez très lentement pour pas vous faire plus de mal que nécessaire). Puis tout chancelant, je fis de tout petits pas pour atteindre l’interphone, tout en penchant le corps légèrement vers la droite puisque ça tirait fort à gauche. Je levai le bras malgré la douleur et décrochait, tout en appuyant mon autre main sur le mur. Le petit comique me dit alors : « Bonjour je suis le médecin, je vais me garer et je reviens ».

Ce con m’a fait sortir de mon lit juste pour me dire qu’il allait se garer.

dimanche 25 mai 2008

Album

Suite à diverses demande, je me suis décidé à mettre quelques photos dans un album non public sur le web, pour permettre l'accès à qui connaît l'adresse (Cela veut dire que les photos ne sont pas accessibles depuis un moteur de recherche, elles sont seulement accessibles quand on connaît l'adresse).


Ceci dit, si quelqu'un veut que j'enlève une photo, je le fais immédiatement. Bon, c'est sûr que pour que j'enlève une photo, il faut une bonne raison et c'est difficile d'en trouver. Les excuses type: je suis gros, je perd mes cheveux, j'ai des rides, ..., ne sont pas valables. Dites-vous que tout le monde a déjà remarqué vos "petites" imperfections. De toute façon, je ne suis pas remonté plus haut que 2006, ça fait moins mal (pour le moment en tout cas).
L'adresse: http://picasaweb.google.es/[prenom].[nom] (remplacez quand même les braquets par mon prénom et mon nom avec un point entre les deux).

samedi 17 mai 2008

Communions

Je regardais les photos des deux dernières communions auxquelles j’ai eu la chance de participer et je me suis dis qu’en Belgique on ne sait quand même pas s’habiller. En effet, pour les communions en Espagne, les petits enfants qui ont la chance de pouvoir enfin communiquer avec notre Seigneur, seul et unique Dieu, s’habillent en conséquence.

Les communiants, en Espagne, ne s’habillent pas au moyen d’une bête bure de moine trop propre, mais bien de beaux atours dignes de la fête spirituelle à laquelle ils assistent (et ne me dites pas que les enfants attendent seulement des cadeaux, ce n’est pas vrai, je le sais, je suis passé par là).

Voici quelques exemples de costumes et robes, pour les filles, en robe de mariage princesse :


Pour les garçons, en amiral (ça je ne me l’explique toujours pas) :

C’est bien ces petites robes, ça excite la compétitivité des jeunes filles pour être la plus belle des princesses. Le problème c’est que ces jolis accoutrements ridicules coûtent jusqu’à 300 € et que toutes les familles ne sont pas d’accord pour gaspiller autant d’argent.

Esther en a encore un souvenir douloureux, quand les autres petites filles riaient de sa robe bon marché à 150 €, elle m’en parle encore.

mercredi 23 avril 2008

La corruption comme modèle de commerce



Pour ceux qui s’émeuvent en pensant à la corruption qui règne dans les pays pauvre, je peux les rassurer, tout le monde le fait. Lors d’une réunion, en compagnie de beaucoup d’autres entreprises espagnoles, à une réunion de commerce extérieur, en parlant de l’Argentine, a surgit la phrase suivante devant les hauts fonctionnaires espagnols qui ne s’en sont pas émus : « Le directeur de cet organisme est nouveau, il vient d’arriver, il faut absolument l’inviter en Espagne avant qu’il ne soit contaminé par les français ».

Donc, non seulement on parle de ce système sans gêne entre les entreprises, mais en plus avec la bénédiction des autorités. C’est fou quand même.

(Et je ne parlerai pas des fonctionnaires d’un certain organisme de l’ONU qui étaient présent aussi)

Heureusement, la morale est sauve, dans la plupart des pays d’Amérique, les sites webs des organismes publics renseigne un « numéro d’urgence » à appeler si on détecte un problème de corruption. C’est quand même bien fait.

mercredi 26 mars 2008

Procession

S’il y a une chose qui fait peur au touriste de base en Espagne, et qui énerve les milieux les plus progressistes, ce sont bien les processions. L’Espagne étant le pays des traditions, chaque années elles ont lieu à Pâques, de Bilbao à Séville et de Malaga à Madrid. Quand l’Europe du nord, paienne s’il en est, se saoule dans les fêtes du Carnaval et les grands feux du printemps ; l’Espagne catholique elle (de mon point de vue, si la France est considérée comme la fille aînée de l’Église, l’Espagne devrait alors en être la mère stricte et conservatrice), se plonge dans la réflexion pour s’approcher un peu plus de la rédemption.

Les processions, pour ceux qui font partie des non pratiquants (et je sais qu’ils s’en cachent beaucoup même dans mon cercle familial le plus restreint) ou pour ceux qui ne sont pas au fait tout simplement, ça se passe par exemple (ça dépend du patelin) de la manière suivante : un groupe de tambours et/ou de trompettes parcourt les rues du village et marque un pas lent pour réveiller la fervente fureur des habitants.




Les musiciens sont suivis par un groupe de gens habillés style KKK qui marchent, parfois pieds nus, parfois se flagellant, parfois les deux, cachés sous leur cagoule à pointe en 2 longues files précédent les « Images » représentant les étapes de la vie du Christ.

Que sont donc ces « Images » ? Ce sont des statues de bois, représentant, par exemple, le Christ arrêté par les romains (et entourés de fidèles habillés en légionnaires), le Christ portant la croix, le Christ sur la croix, le Christ mort dans un linceul, la dolorosa pleurant son fils, et ainsi de suite selon l’humeur du moment. Les statues sont souvent entourées de fleurs, sur une structure portée par les épaules des pieux fidèles (pour les plus représentatives) qui s’agglutinent dans les confréries pour avoir l’honneur de porter ces « Images » si saintes.


La procession parcourt donc la ville au rythme lent des tambours et dans un silence impressionnant (Quand vous allez voir une procession, n’allez surtout pas commenter la chose sur le vif, vous vous ferez rabrouez à l’instant par la foule fervente) et elle s’arrête de temps en temps devant des chanteurs contant des cantiques ayant pour thème la souffrance du Christ et de sa vierge maman (les chanteurs sont des vieux du village). Le chanteur doit chanter devant chaque « Image », ce qui rallonge d'autant la procession.





Les processions ont lieu le mercredi saint, le jeudi saint, le vendredi saint, le samedi saint et pour le dimanche, pour faire bonne figure, on laisse place aux jeunes générations pour, dans la joie et la bonne humeur, brûler ce traître de judas sur la place publique. Dans les villages les plus reculés, encore réfractaires au monde moderne, il vaut mieux, ce dimanche là, ne pas être la rousse ensorcelante du fond du village, on risquerait de vous mettre sur le bûcher avec judas.

mardi 25 mars 2008

Le monde ardu de l'Entreprise

Voici quelques conseils basés sur mon expérience personnelle ou celle de mes collègues pour savoir si votre entreprise ne se porte pas très bien. Si un ou plusieurs des éléments suivants se révèle à la lumière du jour, il y a peut-être un problème :

  1. Le bénéfice net de l’entreprise, année après année, tient compte en grande partie de gains réalisés dans des contrats qui ne sont pas encore signés (des contrats fictifs en gros).
  2. Votre président n’arrive à trouver des investisseurs qu’en vendant l’entreprise sur des bases citées dans le point 1.
  3. Vous perdez de l’argent dans absolument tous les contrats (ceux qui ne sont pas fictifs).
  4. Les travailleurs avec expérience démissionnent et sont remplacés par des stagiaires.
  5. Les travailleurs avec expérience démissionnent et ne sont pas remplacés.
  6. Vous êtes nominé chaque mois pour vos excès scandaleux de téléphone (forcément, quand on travaille à l’international...).
  7. On vous dit que vous ne pouvez pas ou plus voyager, c’est trop cher.
  8. Votre chef vous dit que sur un chiffre d’affaire de 100 M€, les pertes sèchent s’élèvent à 10 M€ mais que c'est un secret (ne le répétez donc pas).
  9. Votre chef vous dit que ce serait peut-être un bon choix que de changer de travail.
  10. Votre chef vide les tiroirs de son bureau et se casse sans rien dire.
  11. Votre président vous menace directement (votre chef n’est plus là) si des contrats ne sont pas signés i-m-m-é-d-i-a-t-e-m-e-n-t.
  12. Le directeur responsable du point 1 et n’ayant pas l’amitié des investisseurs du point 2 « démissionne ».
  13. Un vent de « sauve-qui-peut » parcours les couloirs.
  14. Quand vous passez un entretien d’embauche dans une autre boite, on vous dit que pas mal de vos collègues ont passé le même entretien.
  15. Quand vous démissionnez, le responsable des ressources humaines vous « demande » de ne pas attendre le délai légal mais de vous en aller le plus tôt possible (ça économise).

Tout ça pour dire que mon futur me semble assez compromis dans ma boite chérie et que je cherche à changer.

mardi 11 mars 2008

Travail

J’avais dit à ma collègue qui se plaignait du manque de renouveau de ce blog, d’écrire un texte elle-même. Le voici, dans son intégralité et presque non censuré :

Vincent tente de faire croire qu’il passe ses journées à travailler dur mais en fait voici comment il occupe réellement ses journées. Il a quand même des pics d’efficacité entre 10h et midi et après 15h. Forcément avant 10h il faut boire le café, lire l’actualité et faire un débriefing avec Alonso, Juana et moi-même.

  1. Il lit le Monde, le Figaro, la DH en buvant son café et un peu aussi après manger. Il me fait même lire les articles les plus dramatiques de la DH. Dernier en date sur les infirmières qui s’encoquinent avec leurs patients.
  2. Il regarde les filles passer et en fait l’analyse avec Alonso. Ils ont même mis au point un classement…
  3. Il prend toujours une pomme en dessert tout en sachant qu’il ne sait pas les éplucher. Mais c’est surtout parce que ça lui prend du temps et qu’il n’a pas de cette façon à aller chercher le café.
  4. Il essaie de me frapper à coups de boulettes de papier à longueur de journée. Il s’attaque plutôt à une pauvre créature comme moi qu’à un homme. C’est moins risqué…
  5. Il s’habille de manière classique, toujours dans les tons bleus. Un jour il est arrivé tout content avec sa nouvelle chemise à rayures violettes, très fier de lui parce qu’il l’avait choisie tout seul. Il n’a eu du succès qu’auprès des 50+. Il ne l’a jamais remise.
  6. Il se plaint de tout tout le temps. Quand il n’a pas mal aux dents, c’est son dos qui est douloureux…

Bon, à ma décharge, l'activité de l'entreprise n'est pas en grande forme et ça tourne au ralentis. Il y a du temps pour glander.